Critique: Single Man

Single Man, le premier film de Tom Ford, raconte l’histoire d’un homme (Jim joué par Colin Firth) anéanti par le chagrin suite à la mort accidentelle de son amant. Alors qu’il prévoit de se donner la mort, il sera rattraper par la vie.

single man

Dès les premières minutes, on ne peut qu’apprécier la très grande qualité esthétique des images et le travail de la photo. Tom Ford joue avec le grain, les couleurs, les tons. Chaque plan pourrait être mis sur pause et tirer sur papier glacée pour en faire une superbe photographie. Le même souci du détail a été apporté à la bande son, que ce soit pour le thème musical ou bien certains bruitages.

Mais un bel emballage ne fait pas nécessairement un beau cadeau! Single Man manque de rythme. Le premier tiers du film est presque soporifique. Certes ça aide à sentir la solitude du personnage mais au final ça ne sert pas le film qui perd en profondeur. Les 2 autres tiers sont plus rythmés. Les rôles secondaires sont très bien interprétés. On retrouve Julianne Moore (à mon avis, une des meilleures actrices du moment) dans le rôle d’une femme divorcée et seule qui préfère se laisser sombrer dans l’alcoolisme plutôt que de chercher un second souffle à sa vie, et Nicholas Hoult (découvert dans skins), jeune éphèbe qui redonnera le goût à la vie à Colin Firth.

La recherche permanente d’esthétique (logique pour l’ancien directeur artistique de chez Gucci)  finit par tuer l’émotion. Certains plans basculent même dans le cliché publicitaire (cf le jeune espagnole dans la cabine téléphone et le le couple sur son roche en noir et blanc). C’est perturbant de voir une histoire si bouleversante (la perte de l’être aimé, le désespoir qui pousse au suicide..) et ne rien ressentir!

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Tom ford signe quand même là un premier film intéressant et prouve qu’il a sa place parmi les réalisateurs.

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2 Commentaires

  1. Fred dit :

    Content d’enfin lire un avis proche du mien!
    J’ajouterai qu’il est frustrant de voir aussi peu à l’écran Julianne Moore qui partage pourtant une bonne partie de l’affiche (au sens propre) aux côtés de Colin Firth.
    Le plus décevant, au final, est de ne pas ressentir grand chose: je ne suis sorti de la salle ni ému, ni avec la satisfaction d’avoir vu un bon film… ni même en colère ou énervé d’avoir vu quelque chose de mauvais! Sûrement un peu déçu quand même…

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