Ce soir, canal+ a diffusé les 2 premiers épisodes de sa série « évènement » Pigalle la nuit. Difficile de passer à côté, puisque canal+ nous matraque depuis des jours que ce soit en spot pub, émission, affiche, presse, etc… On nous promettait un thriller haletant dans le milieu de la nuit parisienne qui respire le sexe, la luxure et d’une intensité étourdissante. Alors après 100mn de bobine (la série est vraiment tournée en 35mm!), quand est-il vraiment?

Je dois dire que le soufflé est retombé. C’est assez bien filmé mais on est loin du travail qui avait été fait sur Braquo par exemple. Les personnages sont assez antipatiques. C’ est plutôt normal et bien quand il s’agit des « bad guys » mais plus génant quand il s’agit du « héro ». Le héro, ce frère donc, dont on comprend qu’il a un job dans la finance à Londres. Il a le look du mec qui a la gueule de bois et il est aimable comme une porte de prison. Il retrouve sa sœur – avec qui il s’est fâché 2 ans auparavant - par hasard dans une boite de pigalle en train de faire un show – à poil. Rien de glauque mais il apprécie moyennement. Le soir même sa soeur disparait. Personne ne semble savoir où elle est. Il décide de rester sur paris pour la retrouver.
L’idée de ce scénario tient la route mais après ces 2 épisodes, on reste encore pas mal dans le flou. Avec seulement 8 épisodes, je trouve que
c’est un peu long à mettre en place. On ne sait pas trop ce que viennent encore faire dans l’histoire les 2 tiers des personnages. Le seul qui sort du lot est le personnage de Nadir, le patron du Folie’s et de Sexodrome qui dégage un certain charisme. Pour le reste, tout est un peu fadasse. Pas de violence, pas de sexe, pas de drogue (et pas de thriller?). Je ne dis pas que c’est la recette du succès, mais quand on pretend « mettre le feu », il faut assumer
J’espère que les prochains épisodes gagneront en puissance… Wait & see!
PS: Michel Denisot a osé comparer Pigalle la nuit à du Scorsese… no comment