oblivion

Oblivion pourrait être traduit par « oubli » ou plus exactement un état dans lequel on a pas conscience de ce que l’on est ou de ce qui nous entoure. C’est le titre du dernier film de science-fiction de Joseph Kosinski, le réalisateur qui a réinventé Tron. Il ne m’en fallait pas plus pour m’enfermer dans une salle de ciné hier soir.

Oblivion est un bon film de SF. Ce n’est pas un chef d’oeuvre et il ne révolutionne pas le genre comme ont pu le faire des Alien, Blade Runner ou Matrix mais c’est une machine bien huilée qui procure sans aucun doute beaucoup de plaisir aux amateurs du genre. Il aurait pu être vraiment très bon mais il souffre malheureusement de quelques « défauts » rédhibitoires:

Un peu trop centré sur Tom Cruise. Heureusement que Tom est bon et arrive miraculeusement à faire – presque – oublier qu’on le voit partout. Je pense que le film aurait gagné à mettre en scène un inconnu.

Des seconds rôles effacés: c’est la conséquence du premier point. Trop de Tom Cruise = moins des autres!

Olga Kurylenko: Son meilleur rôle reste celui de la pub carte noir. Elle n’est pas à la hauteur dans Oblivion. Mention spéciale à Nikolaj Coster-Waldau, le gars qui joue le régicide sans Game of Thrones,  qui a beau avoir une gueule, n’a pas plus de 2 lignes de texte dans Oblivion. Dommage. Quant à Morgan Freeman, il est là mais il aurait pu être remplacé par n’importe quelle papi de 75 ans.

Une fin inutile: c’est une maladie de scénaristes / réalisateur américains. Il faut qu’il nous mette une petite couche de bon sentiment à la fin. j’exagère un peu concernant Oblivion car ça reste léger mais le film aurait gagné beaucoup en supprimant les 2 dernières minutes.

Maintenant que j’ai énuméré les points qui me semblaient perfectibles, j’espère que je ne vous ai pas pour autant dégoûté car Oblivion reste vraiment un bon film de SF. Visuellement très réussi, il nous plonge dans un univers d’anticipation crédible. La musique de M83 colle parfaitement et créée une réelle identité au film (un peu comme celle de Daft Punk dans Tron). Toutes les scènes d’actions (ou scènes clé du film) sont prenantes et parfaitement réalisées.

Oblivion à voir au cinoch pour passer un bon moment.

 

 

looperth

Looper est sorti au cinéma au mois d’octobre et sa version bluray n’est prévue en France que pour le mois de Mars. Alors pourquoi diable je vous parle de ce film maintenant? Hmhm.. disons que c’est parce que je l’ai vu la semaine dernière… Quoi? Ce n’est pas de ma faute si le bluray est déjà sorti aux états-unis :p !!

Je me souviens très bien m’être dit en voyant la bande annonce que Looper avait l’air d’avoir un scénario original mais que ça sentait le traitement sauce Hollywood/Bruce Willis à plein nez. Mais en réalité, c’est bien plus que cela.

Le synopsis:
Dans un futur proche, la mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, où des tueurs d’un genre nouveau, les « loopers » les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que lui-même, avec 20 ans de plus. La machine si bien huilée déraille…

La bande annonce

Mais ce qui est bien avec Looper, c’est que même avec la bande-annonce et le synopsis sous les yeux, vous n’avez qu’une fraction de l’histoire. Le film est noir, bien construit et Ô chose rare de nos jours: se tient jusqu’au bout avec une fin digne de ce nom! On y retrouve un Bruce Willis relativement sobre et un Joseph Gordon-Levitt, le chouchou de Christoper Nolan (qui a joué dans Inception ou le dernier batman par exemple), crédible.

En résumé, Looper, c’est un film d’anticipation avec une histoire bien construite et une mise en scène qui s’assume jusqu’au bout. A voir!

tron

Ce soir, j’ai pu découvrir en avant première Tron l’héritage. Cela fait des mois que Disney fait monter la sauce avec des images et des bandes annonces spectaculaires. Bien qu’ayant quelques a priori sur ce film, j’avais hâte de le découvrir, d’autant plus que je fais partie de la génération de Tron version 1982 dont l’affiche trôn-ait au dessus de mon lit.

Le charismatique Jeff Bridges dans TRON L'héritage

Je vous parlais d’a priori? Et bien ils se sont rapidement volatilisés. La scène d’ouverture y fut pour quelque chose puisqu’on peut y voir le héro chevauché sa magnifique ducati sportclassic. C’est très bien filmé, et l’âme de motard qui sommeille en moi (hivers oblige) a pris son pied!  Mais cette scène n’était qu’un prétexte pour justifier les talents de pilote de Flynn qui seront mis à l’épreuve dans l’autre monde. Et quel autre monde! C’est visuellement époustouflant. L’univers sonore et visuel – pour être exacte – sont tous les deux étroitement liés et à couper le souffle. L’univers sonore à lui seul mérite qu’on s’y attarde un peu. Il est entièrement composé par les Daft Punk et on en arrive à se demander la musique souligne les images ou si c’est l’inverse. Le réalisateur dit qu’il y a 100m, de musique dans le film, j’ajouterai 100mn de plaisir auditif. La BO est à se procurer absolument d’ailleurs. (BO Tron L’Héritage par Daft Punk)

TRON n’est pas le genre de film dont on s’attend à ce que les acteurs nous bouleversent. Pourtant, là encore, Tron créé la surprise,

Olivia Wilde dans TRON l'Héritage

essentiellement grâce à Jeff Bridges qui – magie des effets spéciaux – arrive à jouer avec son double plus genre de 35 ans! C’est d’ailleurs incroyable de voir une version plus jeune de l’acteur – entièrement numérique et parfaitement réaliste. Une première cinématographie et une

prouesse! Les autres acteurs n’ont pas le charisme de Jeff mais je dois tout de même avoué que j’ai eu un petit « crush » pour Olivia Wilde (qui joue 13 dans Dr house), ultra mignonne dans ce film :oops:

Un univers très réussi, un Jeff Bridges charismatique, une réalisation aiguisée et claire malgré la complexité de certaines scènes, c’est tout cela Tron, et cerise sur le gâteau, l’histoire n’est pas ridicule! Je rassure les jeunes qui n’auraient pas vu TRON – ancienne version – malgré le fait que Tron l’héritage soit bien une suite et non pas un reboot, l’histoire s’auto-suffit. Nul besoin de vous taper la vielle VHS de papa. (Mais VHS, vous savez, ces boite en plastique noir avec une bande magnétique dedans). Ce n’est pas du Shakespeare mais ça vole bien au dessus de la plus pt des grosse production hollywoodienne et Disney évite de basculer dans le lourdeau. Un des axes principaux de l’histoire s’articule autour du père et de son fils. C’est peut être ma jeune paternité qui a déréglé mon détecteur de niaiserie mais cela a parfaitement fonctionné pour moi :mrgreen:

Enfin, je finirai sur la 3D et un peu de technique. Tron l’héritage, contrairement à beaucoup de film 2d transformés en 3d, a été filmé en vrai 3D (comme Avatar par exemple) avec des caméras 35mm.  De plus il y a 43 minutes d’image IMAX DMR. En clair, si vous voulez en prenne plein les yeux et les oreilles, je vous conseille très fortement d’aller voir TRON dans une salle IMAX! (sortie prévue le 9 février)

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C’est ce qui s’appelle faire le plein de Spielberg :smile:   J’attendais avec impatience la sortie de ces 2 monuments de la SF! Le futur froid et aseptisé  dépeint dans minority report est une réussite totale. Quand à l’apocalyptique Guerre des mondes, il est cruel et palpitant comme j’aime (j’avais adoré la version de 1954 quand j’étais môme!). A 33€ les 2 bluray, impossible de résister :wink:

spielberg-bluray

En Juillet prochain sort Predators et je vous rassure il ne s’agit pas d’un autre ersatz qui sent la bouse comme les Aliens vs Predators. Vu le synopsis, on peut penser qu’il s’agit d’un remake du Predator de John McTierman sorti en 1987 (glop ça ne me rajeunit pas). J’ai hâte de voir ce que Rodriguez va en faire. D’un côté on peut s’attendre à une version non édulcorée et sanglante digne de la lignée, et de l’autre on peut craindre la présence d’un second degré pas forcément du meilleur goût.

On retrouve les têtes d’acteurs qu’on voit habituellement dans des séries… (csi, the shield..). Un signe de la popularité des séries ces derniers temps et de la reconnaissance de leurs acteurs qui jusque là se retrouvaient cantonnés aux rôles du petit écran.