Cinéma

Critique: Tron: L'héritage 3D

Tron l’héritage. Cela fait des mois que Disney fait monter la sauce avec des images et des bandes annonces spectaculaires. Bien qu’ayant quelques a priori sur ce film, j’avais hâte de le découvrir, d’autant plus que je fais partie de la génération de Tron version 1982 dont l’affiche trôn-ait au dessus de mon lit. [caption id="attachment_3189" align="alignleft" width="228" caption="Le charismatique Jeff Bridges dans TRON L'héritage"][/caption] Je vous parlais d’a priori? Et bien ils se sont rapidement volatilisés. La scène d’ouverture y fut pour quelque chose puisqu’on peut y voir le héro chevauché sa magnifique ducati sportclassic. C’est très bien filmé, et l’âme de motard qui sommeille en moi (hivers oblige) a pris son pied!  Mais cette scène n’était qu’un prétexte pour justifier les talents de pilote de Flynn qui seront mis à l’épreuve dans l’autre monde. Et quel autre monde! C’est visuellement époustouflant. L’univers sonore et visuel – pour être exacte – sont tous les deux étroitement liés et à couper le souffle. L’univers sonore à lui seul mérite qu’on s’y attarde un peu. Il est entièrement composé par les Daft Punk et on en arrive à se demander la musique souligne les images ou si c’est l’inverse. Le réalisateur dit qu’il y a 100m, de musique dans le film, j’ajouterai 100mn de plaisir auditif. La BO est à se procurer absolument d’ailleurs. (BO Tron L’Héritage par Daft Punk) TRON n’est pas le genre de film dont on s’attend à ce que les acteurs nous bouleversent. Pourtant, là encore, Tron créé la surprise, [caption id="attachment_3187" align="alignright" width="128" caption="Olivia Wilde dans TRON l'Héritage"][/caption] essentiellement grâce à Jeff Bridges qui – magie des effets spéciaux – arrive à jouer avec son double plus genre de 35 ans! C’est d’ailleurs incroyable de voir une version plus jeune de l’acteur – entièrement numérique et parfaitement réaliste. Une première cinématographie et une prouesse! Les autres acteurs n’ont pas le charisme de Jeff mais je dois tout de même avoué que j’ai eu un petit « crush » pour Olivia Wilde (qui joue 13 dans Dr house), ultra mignonne dans ce film 😳 Un univers très réussi, un Jeff Bridges charismatique, une réalisation aiguisée et claire malgré la complexité de certaines scènes, c’est tout cela Tron, et cerise sur le gâteau, l’histoire n’est pas ridicule! Je rassure les jeunes qui n’auraient pas vu TRON – ancienne version – malgré le fait que Tron l’héritage soit bien une suite et non pas un reboot, l’histoire s’auto-suffit. Nul besoin de vous taper la vielle VHS de papa. (Mais VHS, vous savez, ces boite en plastique noir avec une bande magnétique dedans). Ce n’est pas du Shakespeare mais ça vole bien au dessus de la plus pt des grosse production hollywoodienne et Disney évite de basculer dans le lourdeau. Un des axes principaux de l’histoire s’articule autour du père et de son fils. C’est peut être ma jeune paternité qui a déréglé mon détecteur de niaiserie mais cela a parfaitement fonctionné pour moi :mrgreen: Enfin, je finirai sur la 3D et un peu de technique. Tron l’héritage, contrairement à beaucoup de film 2d transformés en 3d, a été filmé en vrai 3D (comme Avatar par exemple) avec des caméras 35mm.  De plus il y a 43 minutes d’image IMAX DMR. En clair, si vous voulez en prenne plein les yeux et les oreilles, je vous conseille très fortement d’aller voir TRON dans une salle IMAX! (sortie prévue le 9 février) —————

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Comments (7)

  1. Je ne l’ai pas encore vu. Je n’ai donc pas encore d’avis sur le film, mais je compte m’en faire un bientôt.
    Un sujet me tient à coeur cependant : on voit fleurir de nombreux remakes/reboots, ou simplement des suites de films qui ont marqué l’histoire du cinéma. Et malheureusement, assez souvent, les prouesses techniques, visuelles, audio (DD, THX, …) masquent un appauvrissement du « message » que portait l’original.
    « 2010 » a été une suite médiocre à « 2001 L’Odyssée de l’espace ».
    Quand le « Rollerball » de… 1975 (?) dénonçait les dangers de l’augmentation de la violence à la TV, un peu à la manière de Starship Troopers, son héritier de 2002 fait tout le contraire, faisant l’apologie de cette violence pour en tirer des scènes d’action impressionnantes. Mais vides de sens.
    Tron, 1er du nom, était certes une bombe visuelle (pour l’époque). Mais il posait des questions cruciales, presque existentielles, sur la relation homme-machine. Le visuel servait de métaphore, en quelque sorte.
    J’espère sincèrement que Tron Legacy a réussi à conserver ce message. Au moins en partie. Et c’est sur ce point que je me ferais mon avis.

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