Critique: Wall-E

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Wall-E est visuellement impressionnant. Au moment où Dreamworks commençait à rattraper un peu son retard sur Kung Fu Panda, Pixar lui met encore une longueur d’avance dans les dents. Certaines textures sont bluffantes de réalisme et l’animation fluide est superbement réalisée.

Le pari de Pixar sur ce long métrage était d’arriver à faire un dessin animé rythmé et prenant alors que les dialogues sont réduits à 3 échanges synthétisés. Le pari est largement réussi. On ne s’ennuie pas une seconde. On suit les aventures de ce petit robot avec attention – il est hyper humain – plus humain d’ailleurs que les humains eux mêmes. Pixar a choisi de les représenter tous semblables ou presque et franchement moches. Pas de doute la vraie star de Wall-E, c’est Wall-E – et bien sûr EVE, la super robot dont il tombe amoureux.

Et oui, Wall-E, c’est une histoire d’amour! Il fallait oser le faire, à l’heure où les bambins sont plus nourris de kung fu que d’histoires romantiques. Wall-E est mignon, attendrissant (ma femme aurait voulu l’adopter c’est sûr!), maladroit, drôle, romantique et courageux mais jamais le film bascule dans la mièvrerie.

L’autre thème de Wall-E, c’est la fable écologique (La terre n’est plus habitable à cause des Hommes). Mais on est pas non plus face à un film de propagande de Greenpeace – Non c’est juste ce qu’il faut. On peut peut être seulement reprocher à wall-e de ne pas offrir plusieurs niveaux de lectures.

Finalement mon seul regret, est de ne pas avoir eu le droit à la projection du court métrage que Pixar a l’habitude de proposer avant ses longs (avec Wall-E normalement c’est un court métrage appelé PRESTO). Sûrement un choix de la part du cinéma où je suis allé.

  • note:

Critique: Morse

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MORSE s’annonçait comme un film de vampire pas comme les autres. Je l’ai vu hier et effectivement, il est surprenant à plus d’un titre. Oubliez les vampires à l’américaine. Ici vous êtes plongé dans le froid hivernal de la suède et la pâte scandinave ne s’arrête pas là. Morse met en scène une histoire d’amour qui pourrait être classique à ceci prêt qu’elle met en scène 2 enfants d’une douzaine d’année (enfin pour une des 2 en tout cas ). Par ce biais, le réalisateur – Tomas Alfredson – nous propulse dans un monde cruel abordé avec un regard d’une maturité étonnante tout en préservant une certaine innocence.

La réalisation, tout en finesse, suggère plus qu’elle ne montre. Mais c’est efficace. La tension est bien présente et va même crescendo malgré un rythme plutôt lent. L’interprétation des 2 enfants sonne juste. Le monde des adultes dépeint en arrière plan n’est pas reluisant. La fin du film – non ne vous inquiétez pas, je ne fais pas de spoiler – est libératrice et confirme le ton de liberté qui est présent tout le long du film. Ça fait un bien fou de sortir des cliché sur le sujet. Je suis sûr que les amateurs de Vampires ne regrettront pas d’aller voir Morse.

A noter que une fois de plus, les américains n’ont pas pu s’empêcher de faire un remake (Let the Right One In) qui devrait sortir en 2010. Je prends le pari maintenant que ce remake sera 100 fois inférieur :evil:

Critique: Vicky Cristina Barcelona

vicky cristina barcelona

Synopsis:

Vicky et Cristina sont d’excellentes amies, avec des visions diamétralement opposées de l’amour : la première est une femme de raison, fiancée à un jeune homme respectable ; la seconde, une créature d’instincts, dénuée d’inhibitions et perpétuellement à la recherche de nouvelles expériences sexuelles et passionnelles.
Lorsque Judy et Mark, deux lointains parents de Vicky, offrent de les accueillir pour l’été à Barcelone, les deux amies acceptent avec joie : Vicky pour y consacrer les derniers mois de son célibat à la poursuite d’un master ; Cristina pour goûter un changement de décor et surmonter le traumatisme de sa dernière rupture.
Un soir, dans une galerie d’art, Cristina “flashe” pour le peintre Juan Antonio, bel homme à la sensualité provocante. Son intérêt redouble lorsque Judy lui murmure que Juan Antonio entretient une relation si orageuse avec son ex-femme, Maria Elena, qu’ils ont failli s’entre-tuer

Mon Avis:

Depuis le mois de mai que j’attendais ce film, j’étais ravi de me retrouver dans la salle de cinéma hier soir devant le dernier Woody Allen. Je suis plutôt bon public quand il s’agit de Woody Allen mais le dernier scoop m’avait un peu déçu, surtout par rapport à Match Point. Bref, nouveau woody, nouvelle ville – Barcelone – et un casting d’enfer! Scarlett Johansson, Rebecca Hall, Javier Bardem, Penélope Cruz. La question était de savoir si le film allait tenir ses promesses.

La réponse est sans équivoque: OUI! Vicky Cristina Barcelona est une petite merveille. La réalisation est sobre et élégante. L’image tire vers les ocres/jaunes comme pour souligner la chaleur de Barcelone.

Le casting est parfait. Javier Bardem qui m’avait beaucoup impressionné dans No Country for Old Men tient parfaitement son rôle de séducteur charismatique. Scarlett Johansson nimbe, de sa sensualité et de sa naturelle perversité naïve, le film. Pour le côté sulfureux, vous avez Penelope Cruz – tempérament de feu si bien interprété qu’on se demande à quel point il est simulé . Quant au personnage de Vicky, il est très bien interprété par une autre très jolie actrice que je ne connaissais pas, Rebecca Hall.
Rien que le casting devrait déjà vous avoir convaincu d’aller voir ce film
Avec Vicky Cristina Barcelona, Woody Allen fait d’un apparent “simple marivaudage”, une réflexion profonde (voire philosophique) et jubilatoire sur l’Amour. Je parie d’ailleurs que, comme moi, vous prolongerez le film par une discussion sur le couple, le sexe et l’amour C’est toujours juste et même si, au final, Woody Allen reste sur une vision plutôt cynique, on sort de ce film avec un léger sourire. Une prouesse, aux vues des situations dramatiques que vivent les protagonistes, sûrement du au réalisateur et à ses acteurs.
Vicky Cristina Barcelona est un très bon Woody Allen à ne pas manquer!